Senator Ngo strongly condemns harsh sentencing of prominent pro-democracy activists

posted Dec 30, 2021, 2:14 PM by Le Phan
Office of Senator Thanh Hai Ngo STATEMENT

Bureau du sénateur Thanh Hai Ngo 

DÉCLARATION

Le français suit
                                                                                                                        
Senator Ngo strongly condemns harsh sentencing of prominent pro-democracy activists
 
[For immediate release]- December 30, 2021
 
Today, Senator Thanh Hai Ngo issued the following Statement in response to the egregious sentences for pro-democracy activists Pham Doan Trang, Trinh Ba Phuong, and Nguyen Thi Tam. Their sentencing sparked anger within the international community with the U.S. Department of State, UN Human Rights Office, human rights organizations, and NGOs condemning and calling on the Socialist Republic of Vietnam to release them.
 
On December 14, 2021, Hanoi People’s Court sentenced human rights defender, acclaimed journalist, and Vietnam’s ‘most famous activist’ Pham Doan Trang to nine years in prison for disseminating anti-state propaganda.
 
Unfortunately, this is not the first time Ms. Trang has been targeted for her work by the Vietnamese authorities. An internationally recognized author, recipient of the Reporters Without Borders 2019 Press Freedom Prize, and ardent critic of the lack of democracy, human rights, press freedom and the rule of law in Vietnam, she has faced harsh and continued persecution from the authorities since returning to the country in 2015. Since her arrest in October 2020, she has been denied access to her lawyers and family, been held incommunicado for over a year, was only made aware of her trial date the day before and the judge repeatedly interrupted her during the trial, which rendered a fair trial simply impossible. To make matters worse, the judge sentenced her to more time in prison than what the prosecution had petitioned for. 
 
On December 15, 2021, two land rights activists who strongly spoke out about the outrageous “Dong Tam Massacre”, Trinh Ba Phuong and Nguyen Thi Tam, were also sentenced under the same charges. Nguyen Thi Tam was sentenced to six years in prison and three years of probation. In the case of Trinh Ba Phuong, he was sentenced to ten years in prison and five years of probation, a severe sentence that is also longer than what the prosecution had requested. Their trial took place within four hours and their families were denied entry and coerced by security forces. Eventually, their families were taken to the police station and detained until both activists were sentenced.
 
These sentencing only further casts into stark relief the iron-fisted desperation that characterizes the ruling communist party’s repression of basic human rights and universally enshrined fundamental freedoms. Its ever growing and relentless crackdown on peaceful dissidents, year after year, is a testament to how the communist party blatantly disregards, ridicules and parodies principles of law, freedoms, and its international human rights obligations and commitments.
  
I echo the sobering sentiments of UN experts — the three Special Rapporteurs — who very accurately stated that “ [They] are only the latest victims of the authorities’ campaign to silence, intimidate and persecute writers, journalists and human rights defenders using vaguely defined propaganda laws. The arrest, detention, prosecution, conviction and harsh sentencing of individuals simply for exercising their right to freedom of expression to report on human rights issues is an arbitrary deprivation of liberty under international human rights law."
 
The government of Canada, our democratic allies and the United Nations have a duty to safeguard and uphold the international rules-based order. I call on the international community to apply Magnitsky sanctions against public officials (or their associates) from the Socialist Republic of Vietnam responsible for or complicit in perpetrating gross violations of human rights. It is high time to go beyond the rhetoric by ensuring that Vietnam’s actions are consistent with its international human rights obligations and commitments.
 
For more information, please contact:
Office of the Honourable Thanh Hai Ngo
613-943-1599
ThanhHai.Ngo@sen.parl.gc.ca
www.senatorngo.ca
@SenatorNgo
 
Additional information:
The Washington Post: Vietnam jails its ‘most famous activist’ for nine years
UN Human Rights Office of the High Commissioner - Viet Nam: UN experts appalled by the conviction of four human rights defenders
US Department of State: On the Conviction of Vietnamese Author and Journalist Pham Doan Trang


Sénateur Ngo condamne fermement les condamnations sévères de militants pro-démocratie
 
[Pour diffusion immédiate] – Le 30 décembre 2021
 
Le sénateur Thanh Hai Ngo a publié aujourd’hui la déclaration suivante en réponse aux condamnations scandaleuses prononcées contre les militants pro-démocratie Pham Doan Trang, Trinh Ba Phuong et Nguyen Thi Tam. Leurs condamnations ont suscité la colère au sein de la communauté internationale ; le Département d'État américain, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, les organisations de défense des droits de la personne et les ONG condamnent et demandent à la République socialiste du Vietnam de les libérer.
 
Le 14 décembre 2021, le tribunal populaire de Hanoï a condamné la défenseure des droits humains, journaliste acclamée et « la militante la plus célèbre du Vietnam », Pham Doan Trang, à neuf ans de prison pour « propagande contre l’État ».
 
Ce n’est malheureusement pas la première fois que les autorités vietnamiennes visent Mme Trang pour le travail qu’elle accomplit. Auteure de renommée internationale, lauréate du prix Reporters sans frontières pour la liberté de la presse 2019 et ardente critique des violations flagrantes des droits de la personne, de la liberté de la presse, de la primauté du droit au Vietnam et de l’inexistence de la démocratie, elle est constamment persécutée par les autorités depuis son retour au pays en 2015.
 
Depuis son arrestation en octobre 2020, elle s'est vu refuser l'accès à ses avocats et à sa famille, a été détenue au secret pendant plus d'un an, n'a été informée de la date de son procès que la veille et le juge l'a interrompue à plusieurs reprises pendant son procès, rendant ainsi un procès équitable carrément impossible. Pire encore, le juge l'a condamnée à une peine plus lourde que ce que l'accusation avait demandé.
 
Le 15 décembre 2021, Trinh Ba Phuong et Nguyen Thi Tam, deux défenseurs des droits fonciers qui ont vivement dénoncé le scandaleux « massacre de Dong Tam », ont également été condamnés sous le même chef d'accusation. Nguyen Thi Tam a été condamnée à six ans de prison et trois ans de probation. Dans le cas de Trinh Ba Phuong, il a été condamné à dix ans de prison et cinq ans de probation, une peine sévère et également plus longue que ce que l'accusation avait demandé. Leur procès a eu lieu en quatre heures et leurs familles se sont vu refuser l'entrée et furent contraintes par les forces de l’ordre. Finalement, leurs familles ont été emmenées au poste de police et détenues jusqu'à ce que les sentences des deux militants soient prononcées.
 
Ces condamnations ne font qu’illustrer encore plus nettement l’impitoyable désespoir qui caractérise la répression qu’exerce le parti communiste à l’égard des droits fondamentaux et libertés universellement reconnus. Cette répression sans cesse croissante et implacable contre les dissidents pacifiques, témoigne de la façon dont le parti communiste méprise, ridiculise et parodie de manière flagrante les principes du droit, les libertés et ses obligations et engagements internationaux en matière de droits de la personne.
 
Je fais écho aux propos empreints de réalisme portant à réflexion et qui furent exprimés par les experts de l'ONU — les trois rapporteurs spéciaux — lorsqu’ils ont déclaré, et ce, à juste titre, que « [ces] défenseurs des droits humains ne sont que les dernières victimes de la campagne des autorités visant à réduire au silence, intimider et persécuter les écrivains, les journalistes et les défenseurs des droits humains en utilisant des lois de propagande vaguement définies. L'arrestation, la détention, les poursuites et la condamnation sévère d'individus simplement pour avoir exercé leur droit à la liberté d'expression en dénonçant les violations flagrantes des droits de la personne constituent une privation arbitraire de liberté en vertu du droit international des droits humains. »
 
Le gouvernement du Canada, nos alliés démocratiques et l’ONU ont le devoir de sauvegarder et de maintenir l'ordre international fondé sur des règles. J'en appelle à la communauté internationale à appliquer les sanctions de Magnitski contre les agents publics (ou leurs associés) de la République socialiste du Vietnam, qui sont responsables ou complices de violations flagrantes des droits de la personne. Il est grand temps d'aller au-delà de la rhétorique en veillant à ce que les actions du Vietnam soient conformes à ses obligations et engagements internationaux en matière de droits humains.
 
 
Renseignements
Bureau de l’honorable Thanh Hai Ngo
613-943-1599
ThanhHai.Ngo@sen.parl.gc.ca
www.senatorngo.ca
@SenatorNgo
 
Complément d’information

Andreea Bucur,  LL.L,  JD
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